Chondroprotecteurs

Chondroprotecteurs cheval

Face aux pathologies articulaires chez le cheval, il existe peu voire pas de traitements pour guérir les lésions installées. En dehors de la gestion de la douleur, le principal objectif sera donc de protéger le cartilage articulaire du cheval pour éviter l’aggravation. C’est le rôle des chondroprotecteurs, ils sont donc indiqués à la fois en préventif sur les chevaux à risque et à la fois en curatif sur ceux déjà atteints. Cela concerne les chevaux atteints d’OCD, d’arthrose, de syndrome naviculaire, d’éparvin, et de manière générale ayant des risques de développer une arthropathie.

Développement de l’arthrose chez le cheval

L’arthrose est une pathologie dégénérative. C’est à dire qu’elle évolue selon un cercle vicieux. Elle démarre généralement de manière insidieuse, par une souffrance du cartilage. A ce stade, il est très difficile de la diagnostiquer chez le cheval car il n’y a pas de signes radiologiques ou très peu. C’est le cas suite à une entorse par exemple, ou en cas de mauvais aplombs entrainant une inflammation articulaire. L’inflammation va provoquer des lésions cartilagineuses, qui vont elles-mêmes entretenir l’inflammation et c’est ainsi que le cercle vicieux est lancé.

Le problème du cartilage, c’est que c’est une structure qui se renouvelle très peu et donc qui répare difficilement. Or, même si les lésions osseuses sont discrètes, un cartilage aminci est très douloureux.

Comment fonctionnent les chondroprotecteurs ?

Ils contiennent des éléments essentiels à la régénération du cartilage du cheval. On retrouve principalement la chondroïtine, elle permet au cartilage de retenir l’eau. Ainsi il reste hydraté et conserve son élasticité. Elle est naturellement produite par l’organisme mais en très petite quantité. De plus, on pense que la chondroitine participe à la reconstruction du cartilage et inhible l’enzyme qui le détruit.

La glucosamine est également très utilisée, c’est un chondroprotecteur dont on ne connaît pas encore totalement le mode d’action mais qui est essentielle au maintien de l’intégrité cartilagineuse. Il semble qu’elle permette également une meilleure lubrification articulaire chez le cheval.

Enfin, le MSM (précurseur du soufre) et le collagène sont aussi utilisé pour améliorer la régénération et l’élasticité du cartilage.

Cependant, les chondroprotecteurs n’ont pas d’action anti-douleur chez le cheval, donc en cas de gène ou de boiterie il faut les coupler avec des antalgiques plus ou moins puissants. Cela peut être des anti-inflammatoires naturels ou des traitements médicamenteux selon l’intensité de la douleur.

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